Centre-Val de Loire, nouvel eldorado de la recherche médicale
Guillaume Fischer
Les succès récents de deux start-up spécialisées en deeptech, Lovaltech et Harmonix, ainsi que du laboratoire de recherche iBrain, attestent de la fertilité pour la science du territoire entre Tours et Orléans. Explications.
Le Centre-Val de Loire ne se contente plus d’être seulement une place-forte de premier plan de l’industrie pharmaceutique dans l’Hexagone, avec de grands noms français et internationaux comme Sanofi, Pfizer et Novo Nordisk. Elle constitue désormais aussi un terrain d’éclosion privilégié pour des découvertes médicales prometteuses. À la clé, une dynamique impulsée par les universités de Tours et d’Orléans, ainsi que des investissements consentis par la collectivité régionale vis-à-vis des start-up de Medtech.

Créatrice du premier vaccin contre le Covid 19 par voie nasale, la société Lovaltech, co-fondée en 2022 par une chercheuse de l’Université de Tours, Isabelle Dimier-Poisson, et par Patrick Barillot, ancien dirigeant du laboratoire façonnier Récipharm, a franchi une étape décisive ce printemps 2026. La start-up a en effet vu sa première phase d’essais cliniques validée par l’Agence Régionale de Santé (ARS). « Si le planning est respecté, le vaccin devrait commencer à être commercialisé à l’horizon 2030, assure Patrick Barillot. Lovaltech discute ainsi avec trois laboratoires français et européens ».
La recherche médicale s’illustre en Centre-Val de Loire
L’université tourangelle a également joué le rôle d’incubateur, en association avec l’Inserm, concernant le laboratoire de recherche iBrain. L’équipe d’un de ses chercheurs, Thibaut Laboute, vient ainsi découvrir un traitement très prometteur dans les cas de dépressions sévères. Ses « nano body », petits fragments d’anticorps conçus par les chercheurs, agissent ainsi de façon efficace et durable sur l’un des récepteurs clé du cerveau, à la source de la dépression profonde. Moins avancé que le vaccin de Lovaltech, le « nano body 20 » débutera les essais cli-niques cette année.
Espoir pour Alzheimer et Parkinson
Spin off de l’université d’Orléans, la société Harmonix a quant à elle imaginé une solution très innovante dans le traitement des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.). Sa solution permet de transporter des thérapies géniques à travers la barrière hémato-encéphalique protectrice du cerveau, afin soigner précisément les zones atteintes. Distinguée pour cette découverte par le « Golden Ticket 2025 » du laboratoire Servier, Harmonix devrait commencer à diffuser ses licences de transport de thérapies géniques d’ici deux ans.







