À Orléans, Tomé sauve les célèbres verres Duralex
Antonin Tabard
Le tribunal de commerce d’Orléans a confié la reprise du fabricant de verres Duralex à la société Tomé. Soutenu financièrement par la Région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole, le projet prévoit de moderniser l’outil de production et de renouveler la gamme.
C’est une nouvelle étape pour Duralex et certainement la fin d’une longue saga administrative débutée le 24 avril 2024. Le 14 octobre 2026, le tribunal de commerce d’Orléans a retenu l’offre de reprise présentée par la société Tomé, ouvrant la voie à la poursuite de l’activité du fabricant de verrerie emblématique. Au total, 155 emplois sont préservés, selon le communiqué conjoint de la Région Centre-Val de Loire et d’Orléans Métropole.
Les deux collectivités ont accueilli favorablement cette décision, qui permet de maintenir une activité industrielle reconnue pour son savoir-faire et la qualité de ses produits. « 155 emplois sont ainsi préservés et avec eux une industrie qui, par son savoir-faire et la qualité de ses produits, participe pleinement au rayonnement économique de notre territoire », soulignent François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, et Serge Grouard, président d’Orléans Métropole.
Au-delà du maintien des postes de travail, l’enjeu est désormais de donner un nouvel élan à l’entreprise. Le projet de Tomé prévoit une relance commerciale et industrielle, reposant notamment sur la modernisation de l’outil de production et le renouvellement de la gamme. Des investissements destinés à renforcer la compétitivité du fabricant et à inscrire son activité dans la durée.
Un soutien financier des collectivités
Majoritairement financé par des fonds privés, le projet de reprise a également bénéficié de l’appui des acteurs publics locaux. La Région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole ont chacune accordé un prêt d’un million d’euros, remboursable selon des conditions similaires.
Orléans Métropole, propriétaire du site industriel, complète son intervention par un crédit-bail immobilier prévoyant un loyer progressif. Ces concours doivent notamment permettre à Duralex de financer ses investissements, d’améliorer l’efficacité énergétique de ses installations et de moderniser son outil de production.
Les deux collectivités soulignent toutefois la fragilité de la période qui s’ouvre. Elles appellent à maintenir un suivi régulier et exigeant de l’activité afin de consolider cette reprise et d’en assurer la pérennité.
Un accompagnement pour les salariés sans emploi
Si la reprise constitue une issue positive pour les salariés concernés, elle ne règle pas la situation de toutes les personnes touchées par les difficultés industrielles du territoire. Les acteurs publics entendent ainsi poursuivre leurs efforts en faveur des salariés laissés sans emploi par la procédure.
Ils prévoient notamment de mobiliser les méthodes déjà mises en œuvre après la fermeture de Brandt : formations ciblées, salons de l’emploi dédiés et suivi individualisé. L’objectif est de valoriser les compétences disponibles et de favoriser le retour rapide des personnes concernées dans le tissu économique local.