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Par Antonin Tabard
16 février 2019
Homepage : Les jeunes des régions alpines qui ont participé à l’opération Interrail et présenté leurs conclusions. Ci-dessus : La ville autrichienne d’Innsbruck a accueilli ce Forum européen.

Les régions alpines en ordre de marche

Le programme européen Eusalp, qui réunit l’ensemble des pays alpins, doit à présent entrer dans sa phase concrète. Trois régions françaises étaient présentes lors des derniers travaux à Innsbruck.

Lorsqu’on traverse en train la Suisse et le Liechtenstein pour rejoindre l’Autriche, on ne peut que le constater : les Alpes représentent une immense richesse à préserver… et elles ne concernent pas que la France. Les 20 et 21 novembre derniers, le second forum annuel de la Stratégie de l’Union européenne pour la région alpine (SUERA, plus connu sous l’acronyme anglais EUSALP) s’est tenu à Innsbruck.

Quatrième stratégie macro-régionale de l’Union européenne adoptée par la Commission en 2015 et avalisée par le Conseil européen en 2016, ce programme concerne un territoire peuplé de 80 millions d’habitants (soit 16 % de l’UE). 48 régions sont concernées, dans sept pays dont cinq États membres (l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Slovénie) et deux pays tiers (le Liechtenstein et la Suisse). Parmi ces régions, trois françaises : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, et Bourgogne-Franche-Comté.

Aujourd’hui, les stratégies macro-régionales créent un lien fort entre l’Union européenne et ses régions. Parallèlement, elles constituent un outil efficace pour réunir le niveau national et régional avec la société civile”, explique Corina Creţu, commissaire européenne à la politique régionale. En 2017, sous la présidence bavaroise, les travaux des groupes d’action ont été lancés et un document stratégique sur l’intégration des stratégies macro-régionales dans le cadre réglementaire a été adopté. En 2018, la SUERA est sous pavillon tyrolien. “Il est indispensable que la stratégie macro-régionale alpine soit prise en compte dans les programmes de financement européens, en particulier dans la politique régionale de l’Union européenne après 2020”, confie Günther Platter, gouverneur du Tyrol.

Durant ce forum, les représentants des États et des Régions se sont réunis en assemblée générale à huis clos. L’occasion d’échanger et de passer au stade des décisions en adoptant à son issue la « Déclaration d’Innsbruck ».

Emploi, mobilité et écologie au cœur des débats

Au cœur des débats, les trois objectifs de cette stratégie : l’emploi, la mobilité et l’écologie. “Nous travaillons de façon régulière et efficace sur la formation. Des projets ont déjà vu le jour. Il n’y a de progrès possibles qu’avec la formation, l’implication de la jeunesse et la démocratie participative”, explique Liliane Lucchesi, conseillère régionale en Bourgogne-Franche-Comté. Pour Emmanuel Mandon, conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes, “une de nos préoccupations majeures est l’écologie. Mais on ne peut la dissocier des autres thèmes. L’environnement, c’est aussi la santé, la pollution, le développement économique… et même la mobilité”.

À l’issue de l’Assemblée générale, les représentants des pays et régions alpines ont voté pour que l’Italie prenne la présidence de la SUERA en 2019. “Une présidence basée sur une économie verte pour le développement durable des territoires alpins”, a commenté Raffaele Cattaneo, président de la Lombardie jusqu’en mars 2018. La France devrait ensuite prendre la présidence en 2020.

 


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