Montpellier : nouvelle étape pour le SERM
Philippe Martin
Le conseil métropolitain de Montpellier Méditerranée Métropole a approuvé à l’unanimité le dossier de demande de statut du Service Express Régional Métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée, et validé sa candidature au dispositif national des SERM.
Cette délibération marque une étape majeure dans la construction d’une « offre de mobilité ambitieuse, intégrée et décarbonée à l’échelle d’un bassin de vie d’1,2 million d’habitants ». Le projet vise à « répondre aux besoins croissants de déplacements du quotidien en renforçant l’articulation entre les transports ferroviaires, les cars express, les bustrams, les mobilités actives et les pôles d’échanges multimodaux ».
Labellisé par l’État en juin 2024, le projet de SERM Montpellier Méditerranée a fait l’objet d’une phase de préfiguration associant l’État, la Région Occitanie, Montpellier Méditerranée Métropole, Sète Agglopôle Méditerranée, le Pays de l’Or Agglomération, Lunel Agglomération et la Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole, les Communautés de communes du Lodévois et Larzac, du Clermontais, de la Vallée de l’Hérault (réunies au sein du Pays Cœur d’Hérault) et du Grand Pic Saint-Loup, SNCF et la Société des Grands Projets.
Les études menées ont permis de définir une offre cible, une trajectoire financière et un cadre de gouvernance partagé.
À l’horizon 2034, le projet prévoit notamment :
- Le déploiement de sept lignes routières structurantes complémentaires, dont 5 lignes de cars express et 2 lignes de bustram, avec des fréquences de l’ordre de 10 à 15 minutes en période de pointe et 20 à 30 minutes en heures creuses ;
- Le renforcement de l’offre ferroviaire sur l’axe Sète-Montpellier-Nîmes, en lien avec la mise en service de la Ligne Nouvelle Montpellier–Perpignan : à l’horizon 2034, une offre cible de 4 trains par heure et par sens en heure de pointe et une amplitude horaire de 5h à 23h ;
- Le développement des réseaux cyclables et des services favorisant l’intermodalité ;
- L’amélioration des gares et pôles d’échanges afin de faciliter les correspondances entre les différents modes de transport.
Déployé progressivement entre 2026 et 2034, le SERM Montpellier Méditerranée améliorera dès les premières années l’offre de mobilité grâce au renforcement des infrastructures existantes, à l’augmentation des fréquences et à une meilleure interconnexion entre les différents modes de transport. « Véritable outil de rééquilibrage territorial, il facilitera l’accès à l’emploi, aux services et aux équipements tout en accompagnant la transition écologique par le développement des mobilités durables. »
Les projets structurants de Contournement Ouest de Montpellier et de Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan, soutenus par la Métropole, constituent une condition essentielle pour accroître durablement les capacités ferroviaires des TER et permettre le plein déploiement des services de Car express prévus dans le cadre du SERM.
La mise en œuvre du projet reposera sur un investissement prévisionnel estimé à 1,2 Md€ à l’horizon 2034, complété par une gouvernance partenariale associant l’ensemble des collectivités concernées et les opérateurs de mobilité.
Lors des débats de ce jour, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole a salué « l’union historique de l’ensemble des acteurs ». Il avait précédemment accueilli Philippe Tabarot, ministre des Transports pour lui rappeler les grandes lignes de ce dossier (notre photo, photo Métropole de Montpellier)



