Le Grand Est fête ses dix ans par une bonne nouvelle !
Philippe Martin
Comme les nouvelles grandes Régions crées en 2026, le Grand Est fête cette année ses dix années d’existence. Il le fait à travers une vaste campagne de communication intitulée « La Région Grand Est fête ses dix ans de réussite ».
A cette occasion, Franck Leroy, président de la Région Grand Est, a présenté, à Strasbourg, “Estraordinaire”, une communication incarnée par des résidents du Grand Est devenus « ambassadeurs » de leur région : Alexis, étudiant à Metz, Benoît, chef d’entreprise à Troyes et Régine, retraitée à Mittelbergheim.
Soulignée par une nouvelle signature « Là où l’avenir se joue », cette démarche est lancée le 25 mai et met en lumière les politiques publiques menées depuis dix ans et leur impact concret dans la vie de chacun, ce à travers plusieurs thèmes porteurs : « Faciliter la mobilité du quotidien ; Améliorer les soins de proximité ; Construire l’avenir avec les entreprises pour créer de l’emploi. »

L’opération Estraordinaire sera jusque fin juin, dans l’ensemble du Grand Est à travers différents supports (affichage, radios, print et digital). Et elle se double d’une bonne nouvelle : le baromètre ET (Ernst & Young) de l’attractivité, publié le 21 mai, vient en effet de confirmer la dynamique du Grand Est à l’échelle européenne. Avec 88 projets internationaux accueillis en 2025, le Grand Est se classe 3ème Région française pour les investissements étrangers et figure dans le Top 15 des Régions européennes les plus attractives.
Pour Franck Leroy, « Ces résultats confirment que le Grand Est attire, parce qu’il est au cœur des grands flux économiques européens et parce qu’il porte une ambition claire pour l’avenir. »
Une mission gouvernementale pour évaluer la Collectivité européenne d’Alsace
Cette nouvelle est d’autant plus importante que l’on sait le Grand Est menacé dans son existence même par les velléités d’un certain nombre d’élus alsaciens qui souhaitent voir se recréer l’ancienne Région Alsace. Or, dans le même temps, le Gouvernement vient de lancer une mission consacrée « au bilan de la création de la Collectivité européenne d’Alsace et à l’analyse des conséquences qu’emporterait la création d’une collectivité à statut particulier exerçant les compétences départementales et régionales. »
Cette mission a été proposée et annoncée aux députés lors des débats sur la proposition de loi visant à faire sortir la Collectivité européenne d’Alsace de la région Grand-Est, adoptée à l’Assemblée nationale le 8 avril.
Créée par la loi du 2 août 2019 et installée au 1er janvier 2021, la Collectivité européenne d’Alsace constitue une évolution institutionnelle importante dans l’organisation territoriale de la République. Cinq ans après sa mise en place, cette mission, placée sous le pilotage de l’inspection générale de l’administration, devra dresser un bilan de la réforme de 2019.
Elle aura également pour objet « d’évaluer, de manière documentée, les conséquences d’une éventuelle création d’une collectivité à statut particulier issue de la sortie de la Collectivité européenne d’Alsace de la région Grand Est. Cette analyse portera notamment sur les conséquences juridiques, opérationnelles et financières à anticiper d’une telle évolution, ses effets pour les collectivités territoriales concernées, les agents publics, les services déconcentrés de l’État, les acteurs économiques et les habitants. »
Le Gouvernement souhaite que « ce travail permette d’éclairer utilement le débat public et les échanges avec le Parlement, dans un esprit de responsabilité. Les choix d’organisation territoriale seront appréciés par cette mission à l’aune de leur efficacité concrète pour les habitants, de leur soutenabilité financière et de leur capacité à renforcer l’action publique dans les territoires. »
La mission sera conduite en lien avec le préfet de la région Grand Est, préfet du Bas-Rhin, et s’appuiera sur une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment les élus locaux, les présidents de conseils départementaux, les représentants de la région Grand Est, les acteurs socio-économiques, les parlementaires et les services de l’État.
Le rapport final « permettra au Gouvernement de disposer d’une base d’analyse solide tel qu’il s’y était engagé devant le Parlement. »
