Le carburant aérien de demain, c’est pour aujourd’hui
C’est un sigle anglo-saxon qu’il va falloir apprendre à connaître, pour peu que l’on s’intéresse à la réduction des émissions dans le transport aérien : le SAF, pour Sustainable Aviation Fuel, consiste à produire du carburant d’aviation durable, notamment à partir de graisses animales ou d’huiles de cuisson usagées.
Philippe Martin
Une aventure dans laquelle TotalEnergies s’est lancée depuis plusieurs années, et qui accompagne aujourd’hui la transition du secteur aérien : l’objectif pour la compagnie pétrolière est de fournir 10 % de volume de carburant aérien dans leur version durable d’ici 2030, alors que la norme fixée par l’Union européenne est de 6 % à cet horizon. « Depuis 10 ans, nous sommes pionniers et avons investi dans des bioraffineries et dans le développement du coprocessing dans nos raffineries. », affirme Patrick Pouyanné, Président-directeur-général de TotalEnergies. Les SAF sont un levier incontournable pour réduire immédiatement les émissions de CO2 du transport aérien, et leur développement s’inscrit pleinement dans l’engagement de la Compagnie dans la démarche de neutralité carbone. ».

Pour Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies, présente au dernier Salon aéronautique du Bourget, « il est clair que nous allons continuer à monter en puissance ». Un développement qui s’inscrit dans nos régions. A commencer par la bioraffinerie ou plateforme zéro pétrole de Grandpuits (Île-de-France), qui entrera en production en 2026 après un investissement de plus de 500 M€ ayant permis d’assurer sa reconversion en une bioraffinerie capable de produire 230.000 tonnes/an de SAF.
Pour ce faire, TotalEnergies s’est associé à SARIA, leader européen de la collecte et la valorisation de matières organiques, qui fournira la majorité des matières premières.

Autre investissement en région à La Mède (Provence-Alpes-Côte d’Azur), qui va produire dès cette année plus de 15.000 tonnes/an de SAF permettant d’approvisionner les aéroports de la Région Sud. Même chose à Gonfreville-l’Orcher (Normandie), où TotalEnergies a démarré la production de SAF par coprocessing, un procédé de production qui permet de traiter en même temps des carburants aériens fossiles et de la biomasse dans une unité de raffinage conventionnelle. La capacité de production du site est de 160 000 tonnes/an.
Dans cet esprit, TotalEnergies a signé des contrats avec Air France-KLM et Volotea pour pérenniser l’approvisionnement de leurs appareils en SAF. Et a commencé à fournir des carburants aériens incorporant du SAF dans plusieurs aéroports français, notamment à Bordeaux, Toulouse, Paris-Le Bourget, Clermont-Ferrand et Saint-Nazaire. Sans parler de deux partenariats avec des industriels de l’aéronautique que sont Airbus et Safran, pour renforcer la recherche autour des SAF.
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