Les professionnels de santé ont leur conciergerie
Rodolphe Lamy
Lancée il y a deux ans par l’ARS de Martinique, la Conciergerie Rimèd est un dispositif pensé pour lutter contre le déclin de la démographie médicale.
Deux ans après son lancement, la Conciergerie Rimèd n’a pas à rougir de son bilan. Plus de 250 professionnels de santé ont déjà été accompagnés lors de leur installation en Martinique.
C’est l’Agence Régionale de Santé qui, en 2023, a lancé un appel à manifestation d’intérêts pour ce dispositif, avec un objectif très clair : attirer et fidéliser les professionnels de santé sur l’île, en leur offrant un accompagnement sur mesure.
« L’idée de départ repose sur la volonté de rendre la Martinique plus attractive. Comprendre pourquoi les médecins et les professionnels de santé venaient puis repartaient, et quels étaient les éléments bloquants », confie Yanice Rome, responsable du département « Premiers recours » à l’Agence Régionale de Santé.
Les besoins sont, en effet, importants pour la Martinique, où la densité démographique médicale est inférieure de 14 % à celle de l’Hexagone, et où l’offre de soins manque dans les zones les plus fragiles, comme le nord de l’île.
Une conciergerie pour faciliter la vie des professionnels de santé
Avec Rimèd, l’ambition est donc « d’accueillir les professionnels de santé, les accompagner et leur permettre de trouver des conditions de travail sur notre territoire ».
Cette conciergerie d’un nouveau genre veut d’ailleurs balayer au plus large. En octobre dernier, elle a signé des conventions avec sept nouveaux partenaires (banques, assurances médicales, gardes d’enfants, logements, déménagements…) pour gagner en efficacité.
« L’idée, c’est vraiment d’être la porte d’entrée pour ceux qui arrivent, et même pour ceux qui sont déjà là et ont des besoins. Après deux ans, on a adapté notre choix de partenaires vers les services qui étaient les plus sollicités », indique Elodie Anne-Aveline, chargée de projets de Rimèd.
Bien plus qu’une conciergerie classique, la structure répond présent dès que se manifeste la volonté de venir exercer en Martinique… et jusqu’à six mois après.