Indications géographiques en Europe : l’exemple de la Nouvelle-Aquitaine et des Hauts-de-France
Philippe Martin
Le Comité européen des régions (CdR) vient de publier une étude consacrée au rôle des collectivités territoriales dans le développement des indications géographiques (IG). Cette étude a été présentée par la représentante française du CdR Karine Gloanec-Maurin, première adjointe au maire de Couëtron-au-Perche et conseillère régionale déléguée Europe en Centre-Val de Loire.
Intitulée « How local and regional authorities support the recognition and development of geographical indications in their territory », cette étude analyse comment les régions et collectivités peuvent accompagner les producteurs dans la reconnaissance, la promotion et la valorisation des indications géographiques, à un moment clé où l’Union européenne vient d’étendre ce système de protection aux produits artisanaux et industriels.
La France figure parmi les cas les plus intéressants analysés dans l’étude. Deux exemples parlants ont retenu l’attention des auteurs du rapport :
- La Nouvelle-Aquitaine, première région française en nombre de produits sous signes officiels de qualité et d’origine (SIQO), où plus de 40 % des exploitations agricoles participent à au moins un dispositif de qualité.
L’étude met en lumière le rôle de l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine (AANA) dans la coordination des filières, la promotion des produits et le soutien aux indications géographiques, y compris pour des produits artisanaux comme la Porcelaine de Limoges.
- Les Hauts-de-France, qui illustrent un modèle de structuration progressive des filières grâce à l’appui régional, notamment via l’organisme Qualimentaire, qui accompagne les producteurs dans la création de nouvelles IG, les études de faisabilité, la gouvernance des filières et la promotion des produits.
La région soutient également des indications géographiques artisanales telles que la Dentelle de Calais-Caudry.
À partir d’enquêtes, d’entretiens et d’études de cas, le rapport formule 12 recommandations concrètes à destination des collectivités locales et régionales afin de « renforcer l’attractivité des IG, soutenir les producteurs et mieux intégrer ces produits dans les stratégies de développement territorial, de tourisme, d’innovation et d’emploi ».



