Des milliers de manifestants en faveur de l’A69
Malgré un vent violent, ils ont été plusieurs milliers (7.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la préfecture du Tarn) à manifester le samedi 8 mars en faveur de l’autoroute A69, après la décision de tribunal administratif de Toulouse d’interrompre les travaux.
Philippe Martin
Parmi eux, des centaines d’élus de gauche (le président PS du Département du Tarn Christophe Ramond) comme de droite (le maire LR de Lavaur Bernard Carayon, des élus de la Ville de Toulouse), des élus de la Région Occitanie comme la conseillère et députée européenne PS Claire Fita, des dizaines de chefs d’entreprise dans le sillage du président de la CCI du Tarn Michel Bossi et du patron des laboratoires Fabre Pierre-Yves Revol, le directeur général de la société Atosca, concessionnaire du chantier Martial Gerlinger… Tous avaient répondu à l’appel de l’association pro-autoroute VIA81, qui défend cette infrastructure.
Sous les slogans « A69, on finit ! », et « Laissez-nous vivre au pays ! », de nombreux intervenants se sont succédé au micro, réclamant la reprise immédiate des travaux et le sursis à exécution en attendant que l’appel interjeté par l’État soit jugé.

A noter que la Fédération des CCI de France, regrettant « l’’arrêt brutal des travaux qui plonge ces salariés et leurs familles dans une incertitude profonde, menaçant la stabilité économique d’une partie du territoire et fragilisant un secteur déjà fortement sous tension », propose de « faire de l’A69 la première autoroute qui fait rimer économie et environnement. »
« En intégrant des solutions de mobilité durable, telles que des infrastructures pour véhicules électriques, des bus à hydrogène et des zones de covoiturage, nous pouvons transformer ce projet en un modèle de développement respectueux de l’environnement et un exemple pour les futurs projets autoroutiers français et européens », suggère notamment Alain Di Crescenzo, le président de CCI France.
« Nous pourrions faire de l’A69 une autoroute « test » pour accélérer la transition énergétique de nos infrastructures et de nos modes de déplacement : routes photoluminescentes, péages en flux libre, stations multimodales, parcs photovoltaïques…l’autoroute A69 deviendrait de ce fait la réalité de l’autoroute bas carbone de demain », conclut-il.
