La Région Hauts-de-France et la Gendarmerie nationale s’allient pour la sécurité ferroviaire
La Région Hauts-de-France vient de renouveler sa collaboration avec la Gendarmerie Nationale pour sécuriser le réseau ferroviaire régional à travers une nouvelle convention de sécurisation du réseau ferroviaire pour la période 2025-2027.
Philippe Martin
Afin de lutter contre l’insécurité sur le réseau ferré, la Région Hauts-de-France avait initié, à titre expérimental en 2018, une coopération avec la Gendarmerie Nationale. Ce partenariat s’est ensuite formalisé de 2019 à 2024, intégrant la mobilisation de réservistes pour assurer des patrouilles en complément des dispositifs existants de la Sûreté Ferroviaire de SNCF SA et du Service National de la Police Ferroviaire.
Un partenariat efficace entre la Région et la Gendarmerie Nationale
La convention prévoit la constitution de patrouilles composées de trois militaires réservistes – quatre dans les secteurs les plus sensibles – avec la possibilité de renforts par des militaires d’active si nécessaire. Chaque militaire engagé effectue des missions de huit heures par jour, soit un jour-réserve. Ces interventions sont planifiées par les groupements de gendarmerie départementale des régions de gendarmerie de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais.
La précédente convention s’étant achevée en décembre 2024, la nouvelle prend en compte les évolutions du réseau ferroviaire régional, comme l’arrivée d’un nouvel opérateur pour le “lot Étoile d’Amiens”.
Désormais, les coûts de sécurisation seront directement pris en charge par la Région auprès de la Gendarmerie Nationale, et non plus intégrés à la convention TER Hauts-de-France. Cette nouvelle convention sera également communiquée aux transporteurs concernés et intégrée aux futures mises à jour de leurs contrats.
Ce dispositif prévoit le déploiement de 935 jours réservistes par an pour un montant annuel de 300.000 € et s’inscrit dans une stratégie globale de sécurisation et d’amélioration du service ferroviaire dans les Hauts-de-France. En assurant une présence visible et dissuasive, la Région « contribue à la tranquillité des usagers et favorise l’usage des transports en commun ». Cet engagement s’intègre pleinement dans la feuille de route REV3, qui encourage le report modal et le développement de solutions de mobilité durables.
« un réseau plus sûr et plus serein pour tous. »
« Avec cette nouvelle convention, la Région Hauts-de-France réaffirme son engagement pour la sécurité des voyageurs et du personnel ferroviaire. En renforçant la présence des forces de gendarmerie dans les trains et les gares, nous garantissons un réseau plus sûr et plus serein pour tous. », affirme Christophe Coulon, vice-président de la Région Hauts-de-France en charge des mobilités, des infrastructures de transport et des ports.
