Le Prix Liberté a dévoilé ses trois nommés 2026
Philippe Martin
Manifestation originale en faveur de la Liberté dans le monde, créée en 2019 par la Région Normandie en partenariat avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, les Autorités académiques de Normandie et le réseau Canopé, le Prix Liberté met chaque année à l’honneur une personne ou une organisation engagée dans la défense des libertés dans le monde.
Du 9 au 13 février, le jury international s’est réuni au Dôme à Caen et au lycée Augustin Fresnel à Caen pour étudier 931 propositions candidates au Prix Liberté et retenir trois personnes et associations engagées dans un combat pour la Liberté. Il a ensuite révélé le nom des trois nommés de la huitième édition du Prix Liberté. Il s’agit de China Labor Watch, Nemonte Nenquimo, Matiullah Wesa.
China Labor Watch
Fondée en 2000, China Labor Watch est une organisation indépendante américaine fondée par le militant syndicaliste chinois Li Qiang. Au cours des 20 dernières années, l’organisation CLW s’est consacrée à la surveillance et au signalement des pratiques de travail dans les usines, à la défense des droits des travailleurs, à la création de communautés, au renforcement des capacités d’action collective et au partage des connaissances avec les travailleurs, les gouvernements et d’autres partenaires.
Nemonte Nenquimo
La voix de Nemonte Nenquimo a fait le tour du monde avec un message fort : la jungle n’est pas à vendre. Elle a grandi au cœur de l’Amazonie et a été la première femme à diriger la nation Waorani de la province de Pastaza, l’une des 14 nationalités autochtones d’Équateur.

Photo Leigh Vogel
Symbole de justice socio-environnementale, elle fait face aux caméras pour insister auprès du monde sur le fait que le chemin vers la crise climatique commence par écouter et respecter les peuples autochtones en tant que gardiens des endroits les plus riches en biodiversité de la planète. Elle est cofondatrice de la Ceibo Alliance, un collectif de militants autochtones. En 2020, elle a reçu le Prix Goldman de l’Environnement après avoir mené le procès dans lequel les Waorani ont récupéré 500 000 hectares de jungle que l’État avait mis en vente au bénéfice des compagnies pétrolières.
Matiullah Wesa
Matiullah Wesa, jeune Afghan, milite pour les droits des femmes et l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles en Afghanistan, où les talibans ont interdit l’école depuis 2021. Matiullah Wesa est le fondateur de Pen Path, organisation non gouvernementale, qui œuvre dans tout l’Afghanistan en faveur de l’éducation des garçons et des filles, de la sensibilisation du public, des droits de l’Homme et des droits des femmes. Il travaille à la réouverture des écoles fermées, à la création de nouvelles écoles avec le soutien des communautés et des autorités locales, à la création de bibliothèques et à la distribution d’aide humanitaire et de matériel éducatif.

Photo Matiullah Wesa
En mars 2023, Matiullah Wesa est arrêté et emprisonné durant 7 mois par les talibans pour avoir pris position contre l’interdiction de l’éducation des filles, à travers ses actions de porte-à-porte et ses prises de parole sur ses réseaux sociaux.
Lors de l’appel à propositions “Notre Prix Liberté 2026”, 3.223 jeunes du monde entier ont adressé leurs propositions, dont 2.463 jeunes qui bénéficient de l’accompagnement pédagogique de l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix tout au long de l’année.
Lors de la prochaine étape, du 20 mars au 30 avril, les trois nommés par le jury seront soumis au vote lors de sessions dédiées avec leur classe. Le vote sera également disponible en ligne pour les jeunes du monde entier à partir du 20 mars. Le huitième Prix Liberté sera remis le 4 juin 2026 au Zénith de Caen lors d’un événement dédié à 100% à la jeunesse.
