La Région Bretagne et la BEI signent un prêt de 370 M€
La Région Bretagne et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé à Rennes, un accord-cadre de financement en faveur du développement continu du ferroviaire en Bretagne. Cet engagement mutuel se traduit par un prêt de 370 M€, consenti par l’institution de financement de l’Union européenne, pour soutenir la Région dans ses investissements sur la période 2025-2030, dans le cadre notamment du volet « mobilités » du Contrat de plan État-Région (CPER).
Philippe Martin
Le document a été paraphé par Michaël Quernez, 1er vice-président climat et mobilités, infrastructures et ports de la Région Bretagne, et Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement.
Le financement octroyé par la BEI est destiné à la réalisation de plusieurs investissements de la Région Bretagne dans le ferroviaire dont la modernisation d’une partie du matériel roulant existant (rames AGC électrique et bi-mode) ; la rénovation du technicentre SNCF à Rennes ; la création d’un technicentre SNCF à Quimper ; la modernisation du nœud ferroviaire de Rennes ; et le renouvellement d’une partie du réseau ferroviaire, notamment les lignes de desserte fine du territoire.

Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement, a déclaré : « Depuis plus de vingt ans, la BEI accompagne la Région Bretagne dans ses plans d’investissement, que ce soit pour la modernisation ferroviaire, les lignes à grande vitesse, le port de Brest ou les lycées. Ce nouveau prêt pour le rail s’inscrit dans la logique de soutenir les collectivités locales, et de miser sur le transport collectif et durable ; deux objectifs qui sont au cœur de l’action de la BEI en tant que banque de l’Union européenne et banque du climat. »
Michaël Quernez, 1er vice-président climat et mobilités, infrastructures et ports de la Région Bretagne, a confié quant à lui : « Depuis que la Région Bretagne a pris la compétence du transport régional en 2002, le TER a franchi de nombreuses étapes pour devenir la colonne vertébrale des mobilités, quotidiennes ou occasionnelles.
Alors que le TER breton est une réussite, le meilleur et le plus fiable de France (95 % de régularité en 2024), affichant une hausse de sa fréquentation de 54 % entre 2019 et 2025, la Région souhaite aller beaucoup plus loin et proposer un train toutes les 20 minutes dans les gares principales aux heures de pointe et toutes les heures en heures creuses, avant 2040.
Pour y parvenir, la Région a bâti une stratégie d’offre claire et ambitieuse pour toute la Bretagne avec l’objectif de doubler l’offre TER en 2040, qui passerait alors de 400 à 800 circulations TER par jour en semaine. »
Financement des entreprises ultramarines et soutien à Mayotte
Par ailleurs, la BEI et BRED Banque Populaire ont signé un accord pour soutenir le financement des entreprises ultramarines. Cet accord permet de mobiliser 800 M€ à destination des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) des outre-mer, grâce à un prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 400 M€.
Il vise notamment à accélérer la relance économique de Mayotte, tout en soutenant des projets structurants et durables dans l’ensemble des outremers.
Cette opération est la première signée par la BEI avec BRED Banque Populaire pour soutenir le développement des territoires ultramarins. La BEI accorde ainsi un financement de 400 M€ à BRED Banque Populaire, dont une première tranche de 100 M€ vient d’être débloquée, ce qui va permettre de mobiliser 800 M€ au bénéfice des entreprises ultramarines.
Ce partenariat a pour objectif de faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ultramarines via des lignes de financement dédiées ; de soutenir la reconstruction des infrastructures et la relance économique à Mayotte ; d’accompagner la transition énergétique, la résilience territoriale et l’adaptation aux enjeux climatiques par des investissements durables ‘un minimum de 20 % de l’enveloppe sera alloué à des projets à impact environnemental positif) ; et enfin de stimuler l’emploi local et la capacité d’investissement des acteurs économiques locaux.
