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Par Philippe Martin
24 décembre 2017
Présentation des résultats de la Banque Européenne d’Investissement par Ambroise Fayolle.

La Banque Européenne d’Investissement, partenaire des régions

Le plan Juncker a permis à la BEI d’accélérer ses partenariats avec les territoires. Mais le mouvement était enclenché bien auparavant.

Depuis 2001, la Banque Européenne d’Investissement a participé directement à des opérations de financement avec les Régions françaises, pour un montant total de 9 Md€. Mais depuis l’année 2012, soit en un peu moins de cinq ans, nous avons connu une véritable accélération dans les partenariats, puisque nous en sommes à 7 Md€ de programmes engagés sur cette seule période. Bien sûr, nous avons bénéficié du coup de pouce du plan Juncker, mais le mouvement était enclenché bien auparavant”. Pour Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, en charge notamment de la France, il est clair que les Régions françaises sont devenues, de par leur puissance et la montée de leurs compétences dans des secteurs comme le développement économique ou la transition énergétique, des partenaires de tout premier plan.

D’autant que les axes choisis par la BEI, la banque de l’Union Européenne, coïncident très précisément avec les grandes stratégies régionales : “au premier rang de nos investissements figurent l’efficacité énergétique, par exemple la rénovation thermique des bâtiments privés pour laquelle la France est retard. Nous avons monté des programmes spécifiques avec l’Île-de-France, l’ancienne Picardie, la Nouvelle-Aquitaine, d’autres régions encore, poursuit Ambroise Fayolle. On y trouve aussi la mise en place du Très haut débit, et nous participons bien entendu au financement d’une opération d’envergure comme celle de la région Grand Est. Nous avons également mis en pace de nouveaux instruments financiers qui nous permettent d’intervenir dans des projets liés à la l’agriculture, où nous venons en complément des fonds FEADER et de l’apport direct des Régions. Comme c’est le cas en Occitanie avec le projet FOSTER signé au mois de février, qui est dédié au financement des TPE, PME et des exploitations agricoles et forestières de la région, avec un effet-levier attendu de 1 à 7 !”

 

Signature du 100ème financement du plan Juncker à Poitiers le 21 décembre.

 

La BEI a également lancé au mois de septembre “La Financière région Réunion” dont l’objectif est de renforcer le soutien aux petites et moyennes entreprises sur l’ensemble du territoire de La Réunion. 1.000 TPE-PME pourront bénéficier de cette nouvelle mesure pour un niveau d’investissement s’élevant à 100 M€. “Mais le soutien de la BEI à La Réunion n’est pas nouveau, puisque nous en sommes aujourd’hui à 1,3 milliard d’euros de financements dédiés sur l’île”, rappelle Ambroise Fayolle.

Le centième financement du plan Juncker en Nouvelle-Aquitaine

Autre symbole de cet accroissement constant des financements : le contrat de financement signé le 21 décembre à Poitiers, puisqu’il s’agit du 100ème financement du Plan Juncker en France. D’autant plus symbolique qu’il relève de la transition énergétique.

70 millions d’euros : c’est en effet le montant de ce 100ème financement, consacré aux entreprises SOREGIES, SRD et SERGIES, du Groupe ENERGIES VIENNE, l’une des plus grandes entreprises locales de distribution d’énergie. Le contrat de financement a été officiellement signé à Poitiers par Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a profité de son déplacement dans la Vienne pour visiter un projet exemplaire actuellement en construction par SERGIES : la centrale photovoltaïque de Dangé-Saint-Romain.

Développement d’énergies renouvelables, déploiement de compteurs communicants, extension et renouvellement des réseaux de gaz et d’électricité : cette nouvelle enveloppe financière vise à poursuivre le programme d’investissement ambitieux du groupe, baptisé “ENERGIES VIENNE 2025”, pour atteindre 600 M€ à l’horizon 2025. Un programme qui entre pleinement dans le cadre du Plan d’investissement pour l’Europe appelé plus communément Plan Juncker, dont un des objectifs clefs est de soutenir la réalisation de projets d’énergie stratégiques pour l’avenir au sein de l’Union européenne. Grâce à la garantie européenne, ENERGIES VIENNE bénéficie de conditions financières particulièrement attractives avec un financement à long terme adapté à ce type de projet.

 

Ambroise Fayolle a répondu aux questions de Régions Magazine.

 

Nous sommes très heureux de signer cette 100ème opération du Plan Juncker en France dans la Vienne, sur un secteur aussi stratégique que celui des énergies renouvelables”, a souligné Ambroise Fayolle durant la cérémonie de signature. “C’est un financement emblématique pour la BEI puisqu’il s’agit de notre premier financement direct à une Société d’Economie Mixte Locale dans le secteur de l’énergie en France. Je souhaite que ce type de financements puisse se reproduire dans de nombreux territoires. C’est un signal fort que nous souhaitons donner aux entrepreneurs et promoteurs. Grâce au plan Juncker, leurs projets énergétiques peuvent désormais bénéficier directement d’un financement européen accessible, et adapté aux besoins de développement de ce secteur”.

Ce financement de la BEI va permettre au Groupe ENERGIES VIENNE d’accélérer la réalisation de ses projets pour répondre à ses ambitions de développement, aussi bien sur le plan départemental, qu’à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine et du territoire national. Les centrales photovoltaïques au sol représentent 22,5 M€ d’investissements dans l’enveloppe globale de 70 M€ la BEI. Une somme qui permettra également le financement de deux autres centrales dans la Vienne, à Saint-Sauveur et à Pindray.

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