LES SUPPLÉMENTS DE RÉGIONS MAGAZINE
par Philippe Martin
21 février 2019
La cathédrale de Clermont-Ferrand et, à l’arrière-plan, le puy de ­­­­­Dôme : l’étroit mariage de la ville et de la nature.

La nature et la ville

Un quart d’heure en voiture entre la place de Jaude et le puy de Dôme : du “city-break” au “trail”, Clermont-Ferrand entend tirer le maximum de ses atouts touristiques assez uniques.

A chaque fois qu’il s’occupe de tourisme pour le compte d’un territoire, Vincent Garnier se retrouve confronté à de très grands projets. Pendant les douze années qu’il a passées à la tête du Comité de Tourisme de la région Centre-Val de Loire, il a dû faire face au développement exponentiel du programme “La Loire à Vélo”, à la mise en place du premier contrat touristique de destination mondiale Val de Loire, et il a connu les prémices des 500 ans de la Renaissance qui vont occuper le CRT pendant toute l’année 2019. A présent qu’il dirige l’Office du tourisme de Clermont Auvergne Métropole, le voilà de nouveau face à deux moteurs extraordinaires : le classement de la chaîne des Puys au Patrimoine mondial de l’Unesco, en juillet dernier, et la candidature de Clermont-Ferrand au titre envié de Capitale européenne de la culture !

“Ce sont deux dossiers fabuleux, avoue-t-il dans un sourire. On a tendance à oublier qu’un tiers du territoire de la Métropole est concerné par le classement à l’Unesco. Quant à la candidature à la capitale de la culture, c’est un signal fort, que nous allons vraiment commencer à porter en 2019.” Ce que Vincent Garnier ne dit pas, ou pas tout de suite, c’est qu’à son arrivée en Auvergne il a aussi été confronté à une petite révolution : le passage d’un Office du Tourisme “classique” à une SPL, une Société publique locale, le statut original que la Métropole a retenu pour son nouvel outil de développement touristique.

 

A 15 kilomètres de Clermont-Ferrand, le parc Vulcania, consacré aux volcans, accueille 300.000 visiteurs chaque année.

Une structure juridique originale

La création, le 1er juin 2017 de la SPL, qui regroupe plusieurs collectivités a ouvert de multiples chantiers : définition stratégique, harmonisation sociale, construction juridique, mise en place d’une politique commerciale. “Le fonctionnement est très différent de celui d’un OT traditionnel : en 2018, nous avons passé un contrat de prestation de services avec chacun de nos actionnaires. En 2019, les choses deviennent plus simples : nous avons un contrat de DSP (Délégation de service public) signé avec la Métropole pour une durée de quatre ans, soit jusqu’en 2022.”

Le nouvel Office du tourisme multiplie aussi les lieux de rendez-vous. Physiques, avec deux points d’information, le premier au très beau siège de la Place de la Victoire, à l’ombre de la cathédrale de Clermont-Ferrand, et l’autre au cœur de la station thermale de Royan-Chamalières. Deux bureaux d’information supplémentaires disséminés dans le territoire métropolitain, le premier au Musée de la Batellerie à Pont-du-Château, le second en projet à Saint-Genès-Champanelle, en lisière du parc naturel des Volcans d’Auvergne. Enfin l’Office partage un espace d’information touristique avec le conseil départemental, sur le site stratégique du Panoramique des Dômes.

Point de rendez-vous numérique aussi, avec la nouvelle version du site internet de Clermont Auvergne Tourisme, mise en ligne en mai dernier. Sur clermontauvergnetourisme.com, on trouve à la fois toute l’offre touristique, destinée aux professionnels du tourisme et de la presse, un agenda des événements, des idées de sortie à foison et bien sûr l’intégralité de l’offre d’hébergement et de restauration.

 

La Métropole présente aussi une belle offre de thermalisme avec Royat. © Royatonic.

Quatre types de tourisme

Le tout au service d’une stratégie qui se décline sur quatre axes principaux, quatre types de tourisme bien distincts mais qui peuvent se mêler en parfaite harmonie : urbain et culture ; de santé et de bien-être ; d’affaires et de congrès ; sportif et de plein air. Pour les développer, la Métropole ne manque pas d’atouts. “Nous disposons d’un réseau routier exceptionnel, qui nous met à 1h30 de Lyon, à trois heures de Montpellier, rappelle Vincent Garnier. Nous présentons une offre originale, facile d’accès, très concurrentielle au niveau des tarifs, avec une hôtellerie de qualité ; une offre qui mêle les bienfaits du thermalisme, la puissance culturelle de la métropole, et le grand air. N’oubliez jamais que le puy de Dôme est à un quart d’heure de la place de Jaude !  Et nous sommes dans l’air du temps à travers des activités sportives comme le parapente, le VTT, le trail, la randonnée…”

D’ailleurs plutôt qu’une “marque” qui serait venue s’ajouter à d’autres déjà bien identifiées, la Métropole a préféré privilégier, autour du slogan “Révélez-vous”, un récit territorial, un parcours, un partage d’expériences qui peuvent mêler dans la même journée du culturel, du gastronomique, du sportif, de la pleine nature…

Les handicaps ? Il y a en a, forcément. Les liaisons ferroviaires et aériennes sont évidemment améliorables. La communication a encore besoin d’être développée. “Avec le passage de la ville à la Métropole, nous avons intégré une capacité d’hébergement et de de loisirs, beaucoup plus importante. L’offre touristique s’est accrue d’un seul coup. Mais ce n’est pas encore assez connu : notre savoir-faire est, pour le moment, meilleur que notre faire-savoir”. Bien sûr, l’Office du Tourisme y travaille, en coopération avec le CRT Auvergne-Rhône-Alpes. Au-delà des publics traditionnels, de nouveaux clients sont ciblés. Mais il est certain que le classement de la chaîne des Puys au patrimoine mondial de l’Unesco, et la candidature de Clermont-Ferrand à devenir capitale européenne de la culture, vont venir “booster” une notoriété touristique qui demande qu’à grandir.

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