À LA UNE
Philippe Martin
27/12/2023
231227 Regions Magazine Homepage01
François Bonneau (Centre-Val de Loire) lit la déclaration opposée à la loi au milieu des élus de sa majorité.

Réactions opposées des présidents de Région face à la loi sur l’immigration

C’est suffisamment rare pour être souligné : plusieurs présidents de Régions ont exprimé à quelques heures d’intervalle, des avis diamétralement opposés quant au projet de loi “Asile et immigration” adopté le 19 décembre par l’Assemblée Nationale.

C’est d’abord François Bonneau, président du Centre-Val de Loire, qui a lu une déclaration solennelle au milieu de l’ensemble des élus de sa majorité. « Nous condamnons fermement cette loi qui instaure la préférence nationale et remet profondément en cause les valeurs fondamentales de la France, cette loi inspirée du programme historique de l’extrême droite avec la mise en place de la préférence nationale dans l’attribution des aides sociales ».

Pour les élus de la majorité, la loi « instaure des quotas migratoires qui durcissent le regroupement familial, et met fin au droit inconditionnel à l’hébergement d’urgence et aux droits fondamentaux de l’accueil des étudiants étrangers ».

Avis diamétralement opposé de la part de Franck Leroy, président de l région Grand Est, qui a posté sur le réseau X (ex-Twitter) une déclaration où il rappelle que « la loi sur l’immigration répond à plusieurs aspirations de nos concitoyens : mieux contrôler l’immigration illégale ; refuser le maintien dans notre pays de ceux qui commettent des actes de délinquance ; enfin permettre aux immigrés qui travaillent depuis des années dans notre pays d’être reconnus parce qu’ils sont intégrés. Tout cela n’a rien de scandaleux ».

Pour sa part, la présidente de Régions de France Carole Delga a dénoncé sur X « un texte dangereux, fruit du cynisme du président de la République qui gouverne sans cap et de la capitulation face à l’idéologie de l’extrême droite. Ce texte indigne va non seulement à l’encontre de l’Histoire de notre pays mais aussi de son avenir. » La présidente (PS) de la Région Occitanie a appelle de ses vœux à ce que ce texte soit « rejeté parce qu’il y a un autre chemin que le déshonneur. »

Pour lire la suite abonnez-vous à Régions Magazine
À LIRE ÉGALEMENT
Voir tous les articles