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Philippe Martin
31/05/2020
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La présidente de la commission de la politique de cohésion territoriale et du budget de l’UE, la Française (et vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine) Isabelle Boudineau.

Plan de relance de l’UE : le Comité des Régions satisfait

Le plan présenté par Ursula von der Leyen correspond aux attentes des Régions d’Europe. Mais rien n‘est joué.

Le 27 mai, la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a présenté son “projet pour l’avenir des finances de l’Union européenne”. Un plan ambitieux, chiffré à 750 milliards d’euros, soit 250 de plus que les propositions faites quelques jours auparavant par Emmanuel Macron et Angela Merkel.

D’autant que, sur les montants annoncés, les mécanismes de prêts ne représenteraient que 250 Md€, le reste étant constitué de subventions. Des volumes considérables, à ajouter aux 1.000 milliards d’euros débloqués par la BCE, et aux 540 Md€ de fonds d’urgence déjà mis sur la table. Un choix qui risque de provoquer une contre-offensive de ceux que l’on appelle désormais les “quatre frugaux” (Autriche, Pays-Bas, Danemark et Suède), lesquels venaient de rejeter toute mutualisation des dettes et toute augmentation du budget de l’UE, proposant à la place des “prêts ponctuels” remboursables en deux ans, à hauteur de 250 Md€.

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Le président grec du CdR Apostolos Tzitzikostas, s’est réjoui du plan présenté par la Commission.

Un plan qui a, au contraire, reçu le soutien du Comité européen des Régions et des villes (CdR), lequel, par l’intermédiaire de son président Apostolos Tzitzikostas, a commenté : “le budget de l’Union, doté de 1.100 Md€, et le plan de relance de 750 Md€, mettent l’accent sur la sécurité, le redressement économique et la résilience des régions, des villes et des villages à travers toute l’Europe, et intègrent les éléments clé demandés par le Comité européen des régions. Ils apportent également une réponse claire aux populistes et aux eurosceptiques en démontrant la valeur ajoutée de l’Union européenne en ces temps difficiles. J’invite les États membres de l’UE et le Parlement européen à évaluer et adopter rapidement les propositions présentées par la présidente Ursula von der Leyen”.

Et d’ajouter : “Comme le demandait le Comité européen des régions, le nouveau projet de budget de l’Union européenne comprend un fonds de relance de l’UE introduit un nouveau programme pour la santé réunissant tous les niveaux de gouvernement — européen, national et régional — afin d’améliorer les services et les équipements sanitaires sur tout le continent. La proposition redynamise la politique de cohésion de l’UE, renforce le développement rural et donne un élan à la transition juste. Conformément à nos demandes, le train de mesures de la Commission apporte également des réponses importantes à des secteurs aussi vitaux que le tourisme, la culture et les PME”.

La présidente de la commission de la politique de cohésion territoriale et du budget de l’UE (COTER), et vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine, Isabelle Boudineau, a pour sa part complété : « Au-delà des chiffres encourageants de la nouvelle proposition sur un cadre financier pluriannuel (CFP), il est essentiel que le plan de relance de l’Union se décline très vite localement. Ce sont nos régions et nos villes qui connaissent le mieux les secteurs et les territoires dans lesquels il est urgent d’investir pour faire face aux conséquences de la crise et préparer notre avenir commun. Et les besoins économiques et sociaux ne sont pas les mêmes à Toulouse, dans la Creuse ou dans le bassin lorrain !

 Si l’Union ne prend pas de décisions rapides sur le prochain CFP et le plan de relance, les conséquences seront désastreuses socialement, économiquement… et politiquement. La balle est maintenant dans le camp des Etats membres », conclut Isabelle Boudineau.

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La présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a présenté son “projet pour l’avenir des finances de l’Union européenne”.

Rappelons que dans sa déclaration du 8 mai, le CdR avait émis les demandes suivantes :

1) Un plan pour une Europe durable, résiliente et sociale, comprenant un fonds de relance de l’Union européenne doté d’au moins 500 Md€, qui serait lié à un budget européen ambitieux et reposerait sur l’assurance de la dette européenne.

2) Un mécanisme européen d’urgence sanitaire destiné à l’achat de matériel médical et à l’évaluation, à l’adaptation et au suivi des capacités des systèmes régionaux de santé, en investissant dans la résilience et la viabilité des soins de santé.

3) Des régimes de financement destinés à aider les collectivités locales et régionales à compenser les pertes de recettes fiscales au niveau local et à réorganiser les services publics pour les numériser et assurer leur viabilité et leur résilience.

4) Des procédures simplifiées pour financer des infrastructures locales durables.

5) Des installations et des dispositifs juridiques spécifiques destinés à soutenir les PME, le tourisme et la culture.

6) Un plan d’insertion des zones rurales afin de stimuler l’innovation, l’esprit d’entreprise et la connectivité dans ces espaces.

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