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Philippe Martin
19/12/2021
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Un trajet Toulouse-Paris en 3h10 au lieu de 4h10 actuellement, voilà la promesse de cette nouvelle ligne à grande vitesse. Photo Darnaud Antoine - Région Occitanie

La LGV du sud-ouest accélère

La Région Occitanie a adopté le nouveau protocole de financement du Grand projet ferroviaire du sud-ouest.

327 km de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse, pour « décarboner les mobilités et doper l’attractivité de l’Occitanie ». Voilà l’objectif du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Il s’agit de créer une ligne nouvelle à grande vitesse pour relier Toulouse à Bordeaux, d’une autre ligne entre Bordeaux et Dax, et la réalisation de voies supplémentaires sur la ligne existante, au nord de Toulouse et au sud de Bordeaux.

Un projet ambitieux, chiffré à 14 milliards d’euros. Réunie en assemblée plénière, la Région Occitanie a adopté le 15 décembre la nouvelle version du protocole de financement et la création d’une association dédiée.

À quoi servira le GPSO ? Il fera tout d’abord gagner 1h sur le trajet Toulouse-Paris. Ce dernier s’effectuera en 3h10, au lieu de 4h10 aujourd’hui. Le nombre d’allers-retours quotidiens passera de 7 à 16. Un atout pour l’économie régionale, encourageant l’implantation de nouvelles entreprises et d’habitants nouveaux.

De plus, trait d’union entre Atlantique et Méditerranée, desservant 17 millions d’habitants et quelque 800.000 entreprises, le GPSO permettra plus globalement « d’insérer Toulouse et la Région Occitanie dans le réseau européen à grande vitesse », explique Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.

À l’inverse, sans ce projet, « l’Occitanie serait exposée au risque de décrochage vis-à-vis d’autres métropoles du sud de la France », déjà connectées au réseau à grande vitesse. Le projet diffusera enfin l’effet grande vitesse sur tout le territoire régional, par une forte interconnexion entre les TGV et les trains régionaux (gare nouvelle Montauban/Bressols).

Où en est-on ? Le projet a été déclaré d’utilité publique (feu vert administratif pour le déclenchement du chantier) en 2016. En 2021, le plan de financement du GPSO a été bouclé le 26 septembre. L’État participera à hauteur de 40 %, l’Union Européenne à hauteur de 20 % et les collectivités de 40 %. La Région Occitanie prendra à sa charge 41 % du montant dévolu aux collectivités, soit 1,2 milliard d’euros pour le GPSO et 401 M€ pour la ligne Montpellier-Perpignan. Les premiers coups de pelle sont programmés en 2024, pour une première circulation à l’horizon 2030.

« Après des années de combat, les LGV Toulouse-Bordeaux et Montpellier-Perpignan vont libérer les voies pour développer les trains du quotidien, notamment les « RER » toulousain et du littoral. La création d’une seconde ligne, dédiée à la grande vitesse, va, en revanche, libérer de la capacité sur les lignes existantes. L’argument est aussi valable pour la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan », affirme Carole Delga face aux détracteurs du projet quoi opposent TGV et trains régionaux du quotidien.

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