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par Zoé Lastenet
22 février 2019
Homepage : Le cœur artificiel Carmat bénéficie d’un prêt de la BEI. Ci-dessus : Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et Pier Luigi Gilibert, directeur général du Fonds d’investissement européen (FEI), lors de la présentation des résultats 2018.

La BEI ne manque pas de cœur

La Banque européenne d’investissement a présenté ses résultats 2018, qui permettent de financer des projets ambitieux comme le cœur artificiel conçu à Bois d’Arcy (Yvelines).

Après trois années à valeur de test, l’heure est au bilan pour le plan Juncker. C’est l’exercice auquel se sont livrés la semaine dernière Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et Pier Luigi Gilibert, directeur général du Fonds d’investissement européen (FEI), lors de la présentation des résultats 2018. Si l’action des deux institutions est en baisse pour l’année dernière, c’est là le résultat de la nature même du Plan d’investissement pour l’Europe (dit “plan Juncker”), expérimenté depuis 2015. Objectif : permettre des investissements plus risqués, plus petits, plus divers. 

A ce jeu, la France a concentré l’attention du FEI. Première bénéficiaire en Europe, elle a attiré 2,6 milliards d’euros de garanties, dans des secteurs nouveaux, auparavant peu exploités par l’institution européenne. En premier lieu, les petites entreprises à fort potentiel de croissance, notamment dans le secteur médical :  le concepteur du projet de cœur artificiel Carmat figure parmi les nouveaux bénéficiaires. Le 17 décembre dernier, la BEI a en effet consenti un prêt de 30 M€ à la firme qui travaille depuis des années sur le premier cœur totalement artificiel sur étagère, pour les malades souffrant d’insuffisance cardiaque bi-ventriculaire terminale.

En finançant de plus en plus de projets à composante climatique importante, comme la rénovation énergétique des HLM du réseau Canopée, la BEI cherche à s’imposer comme l’institution de référence en matière de lutte contre le réchauffement. “La banque européenne du climat que certains appellent de leurs vœux, elle existe déjà, avance Ambroise Fayolle. C’est nous !”

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