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Philippe Martin
02/05/2021
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De gauche à droite Christian Estrosi, Renaud Muselier, Jean Castex et Hubert Falco lors de la signature du plan de relance en Région Sud.

Jean Castex entérine l’accord Renaud Muselier-LREM

Les Républicains retirent leur investiture à la liste menée par Renaud Muselier.

L’information bruissait depuis quelques jours, elle a été confirmée dimanche matin par une interview du Premier ministre dans le Journal du Dimanche : la liste République en Marche se retire de la course aux élections régionales en Région Sud. Selon Jean Castex, la tête de liste LREM la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel et “des représentants de la majorité parlementaire” figureront sur la liste LR emmenée par le président sortant Renaud Muselier.

Enfin, plus tout-à-fait LR si l’on en juge d’après la réaction du parti Les Républicains qui n’a pas tardé, par l’intermédiaire d’un communiqué de Christian Jacob :après l’annonce des petites manœuvres électorales en PACA par Jean Castex, Renaud Muselier, conformément aux règles des Républicains qui imposent qu’il n’y ait aucun accord de premier tour avec LREM, ne pourra pas bénéficier de l’investiture LR”. Et le président des Républicains ajoute : “la peur de perdre des uns ajouté au cynisme des autres n’a jamais fondé une ligne politique”.

Pour sa part, Renaud Muselier a pris acte sur Twitter de la déclaration du Premier ministre et s’en est félicité : “La voix du rassemblement contre les extrêmes est celle de la raison et du bon sens. Avec un seul objectif, une seule obsession, notre région, d’abord et avant tout”. « Je ne l’avais pas demandée, a assuré le président sortant au quotidien La Provenceje m’étais lancé sans investiture. Ils vont présenter une liste ? Non. Je suis, de fait, le candidat naturel et historique, mais je veux sortir du carcan des partis. »

La droite apparaît donc plus que jamais divisée en région Sud. Plusieurs maires LR importants, comme Christian Estrosi à Nice ou Hubert Falco à Toulon, appelaient à ce rapprochement, au vu des premiers sondages qui mettaient le candidat du Rassemblement National Thierry Mariani (lui-même ex-LR) en tête devant le président sortant. D’autres en revanche, comme Éric Ciotti, président du conseil départemental des Alpes Maritimes, font état de leur “immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos”.

De son côté, Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National et tête de liste en Île-de-France, a immédiatement appelé les électeurs de LR à voter pour le Rassemblement National.

Enfin, de son côté, Xavier Bertrand, président sortant et candidat en Hauts-de-France, a sévèrement condamné cet accord sur la l’antenne de BFM TV : “je le dis à Renaud Muselier, il fait une terrible erreur, cet accord est irresponsable. Seul, il peut gagner, avec LREM il perdra. Il fait du RN le seul opposant, au risque du déshonneur et de la défaite”. Lui-même a rejeté tout accord avec LREM dans sa propre région.

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