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LES DOSSIERS DE RÉGIONS MAGAZINE
Philippe Martin
14/07/2020
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Jolies rues, street art et montagne toute proche : le tourisme de ville offre de multiples possibilités, comme ici à Grenoble.

Rendez-vous en villeS !

Après avoir battu tous les records de fréquentation, le tourisme de ville a été frappé de plein fouet par l’épidémie et le confinement. Mais il peut encore sauver son été, et faire une belle arrière-saison.

Cette année, le tourisme de ville a battu tous les records en France : 50 millions de nuitées hôtelières, hors la métropole du Grand Paris (53 millions à elle seule), dont 14 millions de nuitées étrangères, un chiffre en hausse de 6 %. En « tête de gondole », derrière Paris bien sûr, on retrouve Nice, la métropole d’Aix-Marseille, Strasbourg, Lyon, Toulouse ou Lille. Nice et Strasbourg arrivent en tête pour la clientèle internationale. Atout France, le « bras armé » du gouvernement, peut se réjouir en publiant ces chiffres : tous les records sont battus.

Des chiffres qui vous étonnent sans doute ? Forcément : ce sont ceux de 2018. Cette année-là, le tourisme urbain avait effectivement crevé le plafond, et l’année 2019 avait d’ailleurs confirmé le phénomène. Et puis là-dessus, la double lame, pour une double peine.

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ADN Tourisme regroupe désormais en une seule entité les trois grandes représentations des offices de tourisme des collectivités : Offices de tourisme de France (communes et EPCI), Tourisme & Territoires (départements) et Destination Régions. Le 13 juin, cette nouvelle Fédération a publié avec le concours des Comité régionaux de tourisme, une étude très intéressante sur le thème « Les vacances d’été : ce qu’ont prévu les Français ». La mauvaise nouvelle, c’est que 50 % seulement des Français ont prévu de partir en vacances ou en week-end cet été (contre 83 % l’année dernière). La bonne nouvelle, c’est que 86 % de ceux qui partiront ont prévu de rester en France.
Mais comme on le voit sur cette infographie, ce souhait est inégalement réparti : on ira plutôt vers le sud et l’ouest, plutôt à la mer qu’à la montagne. On visera les régions plutôt épargnées par l’épidémie. Et seulement 6 % des Français ont prévu de se livrer au tourisme urbain, ce qui est fort peu. Mais ça, c’était avant de lire le dossier de Régions Magazine…

La double lame, c’est évidemment celle de l’épidémie de Covid-19, puis celle du confinement, avec notamment la fermeture des restaurants et des sites de visite, et règle imposée des 100 km qui a pratiquement fait disparaître la clientèle hôtelière, même si beaucoup d’hôtels sont restés ouverts.

La double peine, c’est celle de la chute de fréquentation liée aux conditions sanitaires et aux difficultés de déplacement ; mais aussi la chute brutale, et, il faut le dire, totale, de ce tourisme d’affaires auquel Régions Magazine avait consacré son dossier d’été il y a deux ans. Pus de foires, plus de salons, plus de congrès : du jour au lendemain, un pan complet de notre économie touristique s’est arrêté net. Si vous y ajoutez l’absence de liaisons internationales pendant près de trois mois, vous avez devant vous le tableau d’un tourisme de ville à l’arrêt. Et complètement sinistré.

De plus, on peut imaginer que les touristes français, et européens, qui vont quand même parcourir notre beau pays tout au long de l’été et de l’arrière-saison, vont privilégier la mer, la montagne, la campagne, bref, les grands espaces, plutôt que de venir « s’enfermer » en ville, dans une espèce de retour volontaire au confinement…

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L’étude publiée en 2018 par Atout France ne donnait que des raisons de se réjouir pour le tourisme de ville : augmentation du nombre de nuitées, notamment hôtelières, dans la plupart des vingt grandes métropoles et villes françaises, forte hausse de la clientèle étrangère un peu partout, répartition assez homogène sur notre territoire urbain, avec des poussées de Brest à Nice, de Bordeaux à Strasbourg, un « Top 10 » alléchant mais dont les « premiers de cordées » étaient poussées à l’excellence par leurs suivantes : un tableau idyllique. Mais l’épidémie de Covid-19 allait passer par là…

Relance

Pourquoi s’y rendre cet été ? Parce que nos villes sont BELLES, tout simplement !

Pourquoi dans ces conditions, avoir maintenu dans nos colonnes un dossier sur le tourisme de ville ? Tout simplement parce que nos villes ont réalisé des efforts extraordinaires pour se maintenir à flot tout au long de l’épidémie, et pour se relancer ensuite, en multipliant les « bons plans » tout en les adaptant aux protocoles sanitaires. Parce que nos villes, grands, moyennes, et mêmes toutes petites, ont fait accompli ces trente dernières années des progrès fantastiques pour améliorer leur accueil, leur environnement, leur offre culturelle et de loisirs comme le rappelle le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne dans l’interview qu’il a accordée à Régions Magazine (lire en page suivante).

Parce que nos villes sont BELLES, tout simplement, belles de jour et belles de nuit, et qu’elles valent le détour pour un week-end, pour un city break ou pour plus longtemps si affinités, en solo, en couple ou en famille. Nous en avons sélectionné une quarantaine pour vous, afin de vous aider dans votre choix, mais toutes valent le détour. Cet été, il faut rester en France. Et on vous donne rendez-vous en villeS.

Philippe Martin

En-dehors du plan de relance construit par le gouvernement, toutes les Régions françaises ont mis en place des plans spécifiques pour sauver leur tourisme, et ce dès cet été. Citons les remarquables projets mis en œuvre par les Régions Hauts-de-France, Île-de-France, Bretagne, Centre-Val de Loire, Nouvelle-aquitaine, Sud-Provence-Alpes Côte d’Azur, Pays de la Loire. Les Offices du Tourisme ne sont pas en reste, avec un travail d’accueil spécifique réalisé de Grenoble à Arras en passant par Paris. À retrouver intégralement dans le numéro 154 de Régions Magazine, actuellement en kiosques.

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