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Philippe Martin
05/12/2023
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Signature en Pays de la Loire. Photo Région Pays de la Loire

Des contrats “historiques” !

Les volets mobilité des contrats de plan Etat-Région vont permettre des investissements importants pour les transports. Ferroviaires, mais pas seulement.

Il l’avait promis, et il a tenu sa promesse. Clément Beaune, ministre délégué aux Transports, s’était engagé à signer avec les présidents de Région les volets mobilité des contrats de plan Etat-Régions (CPER) pour la période 2023-2027, si possible avant la fin de l’année. En quelques jours, quatre Régions ont paraphé le documents, pour es investissements parfois qualifiés d’« historiques ».

C’est Christelle Morançais, président de Pays de la Loire, qui a ouvert le bal le 16 novembre, avec un montant affiché de 700 M€, dont 300 M€ apportés par l’Etat. Un contrat deux fois mieux doté que le précédent. « Il a fait l’objet d’intenses et longues négociations, parfois difficiles, mais toujours constructives, a reconnu Christelle Morançais, cet effort inédit témoigne de notre volonté absolue que e faire du transport la pierre angulaire de nos politiques publiques ».

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En Centre-Val de Loire. Photo Région Centre-Val de Loire.

A la clef, modernisation des infrastructures ferroviaires, fluviales, de transports en commun, et accompagnement de la transition écologique du Grand Port Maritime de Saint-Nazaire. On peut aussi citer en vrac la modernisation de l’axe ferroviaire Nantes-Angers-Sablé, le financement des études sur le service express métropolitain de Nantes ou la desserte de l’aéroport de Nantes-Atlantique. Sans oublier 120 M€ en faveur du vélo et des infrastructures cyclables.

Quatre jours plus tard, même rendez-vous à Orléans chez les voisins du Centre-Val de Loire, avec un contrat d’un montant de 514 M€. Les trois-quarts de l’enveloppe, environ 373 M€, sont consacrés au ferroviaire. Il s’agit d’abord de « renforcer les offres de mobilité durables autour des métropoles de Tours et Orléans ». Mais aussi de moderniser des petites lignes permettant de desservir des territoires ruraux, notamment Tours-Loches et Dourdan-La Membrolle : 91 M€ y seront dédiés.

Même somme pour développer le fret ferroviaire, particulièrement important dans la région en raison de sa position de centralité. Un chantier de transport combiné sera engagé à ce titre à Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret.

Un montant analogue sera consacré à améliorer l’accessibilité d’une quinzaine de gares, dont Les Aubrais, Saint-Pierre-des-Corps, Châteaudun, Vendôme, Tours et Orléans. Mais le plus gros investissement (135 M€), hors contrat celui-là, sera utilisé pour améliorer la desserte de l’axe Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, considéré par la Région comme un « axe majeur pour le territoire ».

Le vélo, très important en Centre-Val de Loire, n’est pas oublié pour autant, puisqu’un cinquième des sommes inscrites au contrat, soit près de 96 M€, seront réservés au développement des véloroutes. Un « contrat historique, a commenté le président de Région François Bonneau, avec un effort inédit par son ampleur et ses ambitions, le Centre-Val de Loire pose les bases des mobilités de demain.

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En Provence-Alpes-Côte d’Azur. Photo Région PACA Pierre-Emmanuel Trigo

Le 1er décembre, c’est au tour de Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de signer à son tour le fameux volet mobilités, avec là encore, un montant qualifié d’« historique », à hauteur d’1,5 milliard d’euros. Parmi les principaux volets, le renforcement des RER métropolitains autour des métropoles d’Aix-Marseille, Nice, Toulon et Avignon ; la modernisation du réseau ferroviaire, notamment dans les Alpes du Sud, et sur les lignes Nice-Breil et Cuneo-Vintimille ; le développement du fret ferroviaire.

Le contrat prévoit également d’accélérer la transition écologique du Grand port maritime de Marseille, d’améliorer les infrastructures routières et d’accélérer le développement du vélo (90 M€ y seront consacrés).

Pour leur part, les élus des Hauts-de-France avaient adopté le 24 novembre, en séance plénière, ce volet mobilité du CPER, pour un montant d’1,4 millard d’euros, dont la moitié apportée par l’Etat et le reste par la Région. Sur le plan du ferroviaire, le contrat doit notamment permettre « de poursuivre le programme de régénération des lignes de desserte fine du territoire, la mise en accessibilité des gares et les études du service express régional métropolitain de l’étoile ferroviaire de Lille. »

Figurent également au contrat l’amélioration des débouchés vers le canal Seine-Nord, la poursuite de la mise à 2×2 voies de la RN2, ou la construction d’un nouveau terminal ferroviaire pour le port de Dunkerque.

Philippe Martin

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