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Philippe Martin
20/06/2020
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Réouverture par Loïg-Chesnais Girard du Frac-Bretagne à Rennes.

Bretagne et Normandie mettent leur grain de sel

La question du report des élections régionales continue de faire réagir les présidents de Région.

L’éventuel report des élections régionales, prévues en mars 2021, et dont le président de la République Emmanuel Macron a suggéré qu’elles pourraient être décalées à fin 2022, c’est-à-dire après l’élection présidentielle, continue d’agiter la classe politique, à commencer par les premiers concernés : les présidents de Région. Après Renaud Muselier (Sud) plutôt favorable, et Xavier Bertrand (Hauts-de-France) ou Christelle Morançais (Pays de la Loire), plutôt hostiles au report, c’est au tour des présidents de la Bretagne et de la Normandie de mettre leur gain de sel.

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, commence par affirmer : “le débat sur la date des élections ne m’intéresse pas”. Mais c’est pour enchaîner aussitôt qu’un report ne le dérangerait pas… sous certaines conditions : “Nous sortons d’un confinement, d’une épidémie et nous allons devoir nous battre pour sauver des emplois et, en même temps, mener des transitions majeures.

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Le président de la Région Bretagne en visite au lycée maritime de Treffigiat-Le Guilvinec

Si on nous donne du temps et que ce temps permet d’avancer sur la Bretagne à 5, sur une forte autonomie régionale, sur la reconnaissance des langues régionales, sur plus de libertés pour agir sur le terrain, sur la gestion des fonds européens au service des territoires et des transitions, sur un vrai droit à la différence pour faire autrement, comme nous l’avons fait pendant la crise mais avec autre chose que des bouts de ficelles, alors, oui, je suis prêt à travailler.

Mais je ne suis pas prêt à débattre pour rien, pendant des mois.

Un exemple concret : est-on prêt à la régionalisation en Bretagne de la politique agricole commune pour protéger nos agriculteurs et les accompagner dans les transitions des systèmes agricoles ? En Bretagne, nous sommes prêts.”, conclut-il.

Discours de même tonalité chez son voisin normand. Hervé Morin. Le président du conseil régional de Normandie et ancien président de Régions de France, laisse la porte entrouverte à un éventuel report, mais lui aussi pose ses conditions. Pour le président de la Normandie, plusieurs dossiers sont sur la table et doivent entrer dans un projet pour “une vraie décentralisation”. Entre autres, les questions de logement et de handicap.

C’est à la Région que devrait échoir, à ses yeux, la gestion des demandeurs d’emploi. Sans remettre en cause le rôle de Pôle emploi, Hervé Morin propose que ce service public agisse davantage selon les orientations des Régions, qui détiennent les leviers en matière d’économie.

Dans une tribune publiée dans le quotidien Ouest-France, Hervé Morin stigmatise “notre centralisation excessive et étouffante” et réclame “une démocratie allant du bas vers le haut” et “une vraie décentralisation”.

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A Fécamp, le président de la Région Normandie Hervé Morin a visité le chantier de relogement de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et de l’Institut de Formation d’Aides-Soignants (IFAS) de Fécamp.
A cette occasion, le Président de Région a rencontré les étudiants infirmiers et élèves aides-soignants de cet institut, fortement impliqués dans le cadre de leur stage aux côtés des soignants dans la lutte contre le COVID-19.
La Région Normandie a par ailleurs adopté lors de la Commission permanente du 27 avril, un dispositif d’aide individuelle exceptionnelle au bénéfice des élèves infirmiers et aides-soignants, impliqués dans la lutte contre le COVID-19 aux côtés des soignants, avecune aide de 250 à 300 euros par semaine.

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