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Tour génoise en Balagne. Créditphoto ATC Lettas.

La Corse, destination-phare

Sans rien renier de son authenticité, l’île de Beauté veut passer la vitesse supérieure dans le domaine touristique. Elle a vraiment tous les atouts en mains.

Daniel Charavin adore ce slogan car il résume assez bien, à ses yeux, une forme de stratégie touristique qui s’appliquerait à la Corse : “ceux qui construisent des complexes hôteliers dans le monde entier viennent en vacances ici”… Contrairement aux Baléares, aux Canaries, voire même à la Sardaigne toute proche, la Corse n’a pas vu ses superbes côtes se bétonner. “Et l’on ne peut que s’en réjouir, admet le directeur général de l’Agence du Tourisme de Corse, car cela nous a permis de conserver, au cœur d’une nature qui a conservé son authenticité, des établissements hôteliers à dimension humaine, cette dimension à laquelle nous tenons tant ici”.
Bien sûr, on pourra toujours dire que pendant des années, c’est le plasticage systématique des constructions voulues par des investisseurs venus de l’étranger… ou du continent, qui ont empêché un développement plus “industriel” du tourisme corse. Et ce même si on trouve sur l’île deux Clubs Med, ou des grandes chaînes comme Accor ou Radisson. Quoiqu’il en soit, et comme souvent, la Corse a cherché à transformer un handicap de départ en un atout majeur : la beauté sauvage de ses 1.000 km de côtes, sans parler de son arrière-pays et de sa montagne.
Pas la peine ici de faire l’article : le moindre visiteur sait qu’il va trouver sur ces 8.700 km², une infinité de paysages comme on n’en trouve sans doute nulle part ailleurs sur un si petit territoire. Mais cela ne suffit pas, d’autant plus que l’ensemble des acteurs économiques et politiques de l’île s’accordent à reconnaître que le tourisme constitue une voie royale pour le développement économique de la Corse. Ce qui n’a pas toujours été le cas, loin s’en faut.

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