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*L'article 6 de la Charte évoque l'existence d'un statut qui doit garantir la reconnaissance du personnel local et conforter un ensemble de règles objectives et unilatérales définissant ses missions, ses droits et ses obligations sans recours à la  négociation contractuelle. De même, ce statut recommandera que les agents locaux bénéficient de " conditions adéquates de formation, de rémunération et de perspective de carrière ", assises sur les notions de mérite et de compétence.
RESSOURCES
Régions Magazine - Quelles sont les missions du Syndicat ?

Stéphane Pintre - Le SNDGCT est un syndicat professionnel qui existe depuis 1948 et qui regroupe les cadres dirigeants sur emploi fonctionnel pour les communes à partir de 2000 habitants. Au-delà de la défense des intérêts de ses adhérents, l'objectif principal du Syndicat, depuis une quinzaine d'années, est la valorisation de la fonction de Direction générale au sein des collectivités locales. En effet, avec les lois de décentralisation, ces dernières ont vu leurs compétences évoluer et par conséquent, le management territorial a lui aussi évolué.

R.M. -  Existe-t-il des structures équivalentes en Europe ?
SNDGCT/UDITE
" Exécutif élu et dirigeant territorial : un binôme à l'équili

Il existe des associations professionnelles mais pas de syndicat professionnel. Ce sont d'ailleurs souvent des organismes qui font également de la formation, ce qui leur donne une plus grande indépendance financière.
Le Syndicat a créé, il y a une quinzaine d'années, une association européenne, l'UDITE (Union des Dirigeants Territoriaux en Europe). Association loi 1901 de droit français, elle regroupe la plupart des associations européennes de secrétaires généraux, excepté l'Allemagne qui n'a pas d'association nationale, les secrétaires généraux ayant un statut très particulier par rapport au reste de l'Europe.

R.M. -  Quelles sont les actions du Syndicat ?

Nous avons deux grandes actions, une action statutaire et des actions professionnelles.
Nous menons, soit directement, soit en collaboration avec des partenaires privés, des actions professionnelles sur des thématiques concernant la vie des collectivités locales : développement durable (énergie, transport, qualité de l'eau…), problématiques financières, restauration scolaire, délégations de service public, TIC…. Cela se fait généralement régulièrement et de manière décentralisée au niveau des Unions régionales. Mais nous organisons également parfois des manifestations nationales, comme on vient de le faire à Strasbourg avec le Congrès des pouvoirs locaux de l'Europe.
Nous avons ensuite une veille statutaire interne avec un travail de lobbying auprès des pouvoirs publics (DGCL, ministères, associations d'élus…). Nous essayons de faire passer le message d'une meilleure valorisation de notre fonction. Notre fonction existe mais elle a une assise juridique faible. La fonction de DGS s'est, en effet, construite de manière pragmatique notamment dans les moyennes et grandes collectivités. Depuis plusieurs années, nous essayons d'institutionnaliser cette fonction afin d'asseoir juridiquement la place et la fonction d'une équipe de Direction générale entre l'élu qui décide et l'administration qui exécute, notamment dans les collectivités complexes.

R.M. -  Qu'est-ce que peut apporter une conférence comme celle de Strasbourg ?

Pour nous, cette conférence avait deux objectifs : une reconnaissance au niveau des institutions européennes. Nous avons aujourd'hui un statut d'observateur permanent auprès du Conseil de l'Europe. D'intervenir dans un moment important, celui des élections municipales, pour la reconnaissance de notre statut, dans la mesure où, ailleurs en Europe, il existe des statuts plus complets que le nôtre.
L'une des préoccupations majeures des membres du Syndicat National des Directeurs Généraux de Collectivités Territoriales est la double question du statut juridique des dirigeants territoriaux et leur relation au pouvoir exécutif élu. Sur l'impulsion du SNDGCT et de l'Union des Dirigeants Territoriaux de l'Europe (UDITE) - qui regroupe, à l'initiative du Syndicat depuis 1992, les responsables administratifs des collectivités territoriales de 14 pays en Europe -, cette double question était au centre des débats de la Conférence européenne de Strasbourg organisée sous l'égide du Conseil de l'Europe, les 17 et 18 janvier derniers, dans le cadre de ses travaux sur la promotion de l'autonomie locale.
La Conférence, qui s'est déroulée autour
de trois thèmes majeurs, la responsabilité politique et managériale de l'Exécutif élu dans l'administration locale et régionale, la place du dirigeant territorial entre l'élu et l'administration, la synergie du binôme entre politique et management, a permis aux différents intervenants européens d'échanger sur leurs pratiques respectives et au SNDGCT d'exposer ses propositions pour consolider le statut de l'emploi fonctionnel, au regard des attributions et compétences qui sont les siennes et qui doivent être reconnues.
Par ailleurs, cette conférence était une étape essentielle pour nourrir la " recommandation " que doivent adopter les membres du Conseil de l'Europe en 2008, en complément de l'article 6* de la Charte européenne sur l'autonomie locale.
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Stéphane Pintre
Président du SNDGCT

" Il manque aujourd'hui, e
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