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innovation
Régions Magazine - Un gros travail s'est achevé pour la DIACT fin 2007 : celui de la préparation des grands programmes contractualisés (contrats de projets état-Régions et programmes opérationnels financés par les fonds structurels européens). Quel bilan en dressez-vous ?

Pierre Mirabaud - Forte de son positionnement interministériel et dans son rôle de coordination, la DIACT a été très mobilisée par la préparation de ces programmes avec les services de l'état et les Conseils régionaux. A ce jour, les 26 contrats de projets état-Région et 8 des 10 contrats interrégionaux, couvrant la période 2007-2013, ont été signés, permettant une mise en œuvre cohérente avec les programmes européens.

En effet, les 47 Programmes Opérationnels européens FEDER et FSE ont été négociés avec les services de la Commission européenne. Tous ces programmes ont été adoptés entre juillet et décembre 2007 plaçant la France dans une situation favorable au regard d'autres états membres. Au vu de ces bons résultats, la Commissaire européenne chargée de la politique régionale, Danuta Hübner, est d'ailleurs venue plusieurs fois en France signer ces PO, notamment à Bordeaux, en octobre, et à Montpellier en décembre.
Autre point de satisfaction en matière de bilan : la France affiche une très bonne consommation des crédits alloués pour la
programmation 2000-2006.

R.M. - Et pour quelle suite ?

P.M. - Il faut d'abord assurer la bonne mise en œuvre des contrats de projets, avec une mobilisation efficace des crédits de l'état (12,74 millards d’euros), des Régions (15,3 millards d’euros) et des autres collectivités.
Ensuite, la DIACT qui a la responsabilité de l'évaluation des CPER, a renforcé le pilotage national de la coordination des suivis régionaux. Nous avons défini des indicateurs et moyens d'évaluation permettant, dès le démarrage des nouveaux contrats, un suivi-évaluation au niveau national et des liens directs entre l'évaluation et le pilotage des programmes. Des groupes de travail ont été mis en place sous l'égide conjointe de l'ARF et de la DIACT dans un bon esprit de partenariat.

Quant aux fonds européens, les 14,3 milliards d'euros attribués à la France pour 2007-2013 ont été répartis par région lors du CIACT du 6 mars 2006. La programmation des opérations, commencée dans certaines Régions dès 2007, va désormais se généraliser et s'accélérer en 2008, afin d'engager les actions dont les territoires ont besoin, souvent en lien avec les contrats de projets état-Régions. Pour la suite, les réflexions sur l'avenir de la politique de cohésion territoriale commencent dès maintenant et je souhaite qu'elles soient un point important de la présidence française de l'Union européenne.

D'une manière générale, je considère que le principe de programmes contractuels pluriannuels négociés avec les collectivités territoriales, et en particulier les Régions, apparaît particulièrement pertinent pour donner une visibilité à moyen terme à l'action publique dans les territoires, et définir des objectifs partagés entre les différents niveaux de collectivités, l'état et l'Union européenne.

R.M. - Les missions de la DIACT sont-elles amenées à évoluer ?

P.M. - Une nouvelle organisation des équipes de la Délégation a été mise en place en septembre 2007 afin de répondre efficacement au renouvellement des politiques publiques, notamment dans le cadre de la constitution du grand ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. L'accent est mis sur les
différentes dimensions du développement durable des territoires et les " outils " qui doivent être mobilisés à leur profit, tout en veillant à assurer une attractivité durable à ces territoires. Ainsi, outre le double objectif de compétitivité et de solidarité territoriale, les programmes d'intervention doivent intégrer une évaluation de l'impact environnemental des projets mis en œuvre. De même, les actions en matière de mutations économiques doivent être éclairées par une gestion prévisionnelle de l'emploi à l'échelle des territoires. Les dynamiques territoriales, aux différentes échelles, et pour tous types d'espaces (urbains, ruraux, littoral, massifs,…), appellent des analyses mieux articulées et plus intégrées compte tenu des évolutions démographiques et économiques et des attentes de populations en termes de services. Enfin, les enjeux de l'innovation méritent d'être
Pierre Mirabaud

Délégué interministériel à l'aménagement et à
DIACT
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“ (...) le principe de programmes contractuels pluriannuels nég
© D.R.
appréhendés de manière plus globale, en lien avec les différents facteurs de compétitivité.
Dans le même esprit, nous avons mis en ligne un site internet refondu : www.diact.gouv.fr

R.M. - Quel bilan tirez-vous du séminaire " Innovation et anticipation des mutations économiques et sociales " que vous avez organisé avec la Commission européenne du 22 au 24 octobre derniers à Bordeaux ?

P.M. - Ce séminaire a rencontré un grand succès avec plus de 700 participants qui ont débattu des facteurs clés de l'innovation et de la croissance en France, s'appliquant aussi bien à la