fleche_01.gif
fleche_02.gif
sommaire_01.gif
sommaire_02.gif
sommaire_03.gif
sommaire_05.gif
sommaire_06.gif
sommaire_07.gif
sommaire_08.gif
sommaire_09.gif
sommaire_10.gif
sommaire_11.gif
sommaire_13.gif
sommaire_15.gif
sommaire_16.gif
sommaire_17.gif
innovation
Regions Magazine - Vous avez pris en novembre dernier la présidence de la Commission Développement économique de l'ARF. Quels sont vos objectifs ?

François Patriat - Le développement économique est une des compétences majeures déléguées aux Conseils régionaux, des premières lois de décentralisation de 1982 jusqu'à la loi Libertés et Responsabilités locales du 13 août 2004. Cette dernière, dans son article premier, confie la responsabilité de la coordination du développement économique aux Régions. Elles peuvent, par le biais d'expérimentations, gérer les aides accordées par l'état dans le cadre de conventions de délégation et doivent faire le bilan des actions menées par les différents financeurs publics.

La période actuelle, qui coïncide quasiment avec le mi-mandat des Régions, doit être l'occasion de nous permettre de dresser un bilan qualitatif de l'action menée depuis 2004 dans le domaine du développement économique.

C'est un des objectifs prioritaires que je me suis fixé en tant que Président de la Commission Développement économique à l'Association des Régions de France.

Le second est de démontrer la capacité des Régions à animer sur leur territoire l'ensemble des réseaux d'acteurs du développement (consulaires, organisations patronales et syndicales, grands organismes tels qu'OSEO, CDC, APCE, AFFI). Cette évolution est essentielle pour poursuivre le mouvement de décentralisation dans le domaine du développement économique, à un moment où l'état exprime un désir
de recentralisation fort sur certaines politiques, comme l'innovation ou l'international, par exemple.

Ces travaux ne peuvent être menés qu'à partir d'une commission " forte " à l'ARF, qui associe les élus concernés, pour déterminer les principaux leviers à actionner à partir des conclusions des travaux de groupes de travail techniques (notamment ceux sur l'évaluation et l'innovation).

R.M. - Comment analysez-vous aujourd'hui le rôle de la Région en matière économique ? Quel avenir pour les SRDE qui ont été mis en place ?

F.P. - La Région est devenue progressivement l'acteur de référence pour animer et coordonner l'action publique en matière de développement économique. C'est à partir de ce constat qu'ont été élaborés les Schéma régionaux de développement économique (SRDE).
 
Et ce, dans une dynamique partenariale afin de mobiliser au mieux les complémentarités d'intervention de l'ensemble des acteurs économiques publics de niveau national, régional, départemental et local, au service d'une politique à long terme permettant un développement générateur de richesse et
d'emploi durable.

Le Conseil régional joue ainsi parfaitement son rôle de coordination de la politique économique régionale que lui a confié la loi du 13 août 2004, qui va bien entendu au-delà de la stricte politique économique. Il faut, en effet, rappeler l'action forte et complémentaire des acteurs au titre de la formation professionnelle (enjeux majeurs pour répondre aux besoins de main d'œuvre qualifiée), mais également de l'aménagement du territoire.

Les Schémas régionaux de développement économique et les conventions d'application signées avec les principaux partenaires, pour la mise en œuvre de leurs axes stratégiques, contribuent à faire émerger une politique régionale lisible et efficace. Mettant en avant les facteurs clés que représentent l'innovation, l'international, la création-reprise d'entreprise, la prise en compte de l'environnement et de l'égalité des chances.

Cela passe également par une dynamique du changement des modes de travail des acteurs économiques, à l'exemple du site Internet pilote : "J'entreprends en Bourgogne". Cet outil collaboratif, qui monte en puissance, n'a pas d'équivalent en France.
François Patriat

Président de la Commission Développement éco
IMG_0684b.jpg
ESSILOR.jpg
arf
François Patriat, président du Conseil régional de Bourgogne
Le site Essilor de Dijon regroupe une usine de production et un centre d'ingénierie. Il fabrique 8 millions de verres par an.