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Par Véronique Parasote
7 mars 2018
L’IHU de Strasbourg, les hôpitaux et Alsace Biovalley pilotent la mise en place de la future plateforme numérique mutualisée. En médaillon, Catherine Trautmann, vice-présidente de l’Eurométropole en charge du développement économique.

A Strasbourg, l’union fait la santé

L’Eurométropole de Strasbourg a été retenue comme “Territoire à intérêt de grande ambition” pour son projet lié notamment à la lutte contre le vieillissement. Le fruit d’une collaboration exemplaire entre acteurs locaux.

C’est un projet qui mobilise depuis des années des dizaines d’acteurs œuvrant dans le domaine de la santé, des hôpitaux aux médecins en passant par les collectivités. Un projet qui vient de bénéficier d’une reconnaissance nationale, puisqu’ a été retenu dans le cadre de l’initiative “Territoires à intérêt de grande ambition” (TIGA), parmi les 117 dossiers ayant répondu à l’Appel à manifestation d’intérêt lancé par le gouvernement. Le projet “La santé en mouvement, une ambition partagée” porté par l’Eurométropole de Strasbourg a été retenu dans le cadre de l’initiative Territoires à intérêt de grande ambition pour déployer une politique de santé ambitieuse et très globale, à la fois dans ses thèmes et dans ses acteurs, à partir de 2019.

Cette reconnaissance des innovations régionales en matière de santé ne doit rien ni au hasard ni à l’improvisation : l’excellence médicale et la concertation entre partenaires ont précédé de plusieurs années les actions proposées. Elles y ajoutent deux priorités : considérer les patients et les réseaux d’aidants autour des personnes fragiles comme acteurs-experts, et impliquer le citoyen comme ressource d’innovation.

C’est enthousiasmant ! Ce projet fédère de nombreux partenaires et met en cohérence tout un ensemble d’initiatives”, se réjouit Catherine Trautmann, vice-présidente de l’Eurométropole en charge du développement économique. “Mais nous avons désormais un impératif :  réussir ! Il faut maintenant démontrer l’impact positif d’une telle gestion participative de la santé à l’échelle d’un territoire, incluant une grande métropole et des zones rurales, pour envisager de la déployer ensuite à l’échelle nationale”.

Le projet vise en particulier les effets du vieillissement et des affections chroniques, mais s’inscrit dans une approche très globale de ce qu’est la santé. Il propose donc un dispositif de prise en charge de la santé de tous les citoyens, par tous les acteurs de santé – y compris eux-mêmes – et partout !

Pour cela, il veut changer modes de vie, cadre de vie (dont la qualité de l’air), et prise en charge des personnes à risque élevé, en particulier par la pratique de l’activité physique (dont le vélo). Un défi tous azimuts, ambitieux et cohérent. Et doté d’un atout majeur : une plateforme numérique mutualisée. Elle permettra d’échanger des informations entre professionnels ou avec les patients, mais aussi de mettre à disposition des start-ups innovantes des données anonymisées et sécurisées pour qu’elles mettent au point des solutions, viables économiquement. Et la co-construction, ça marche : c’est ce que propose depuis quatre ans à Strasbourg le Hacking Health Camp, le plus grand hackathon d’Europe dans le domaine de la santé…

“L’innovation dans la santé est une des priorités de développement dans la feuille de route Strasbourg Eco 2030 de l’Eurométropole”, rappelle Catherine Trautmann. “Il nous permet de réaffirmer que les opportunités d’innovation d’une métropole peuvent et doivent se faire avec les territoires plus ruraux qui l’entourent”.

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